Cahier des charges de refonte de site web : le budget, la méthode et les bonnes questions à poser

Plusieurs signaux peuvent pousser à envisager la refonte de son site web : un design qui a vieilli face à la concurrence, un site mal adapté au mobile, ou tout simplement trop peu de visiteurs qui se transforment en appels ou en devis. Vous êtes dans cette situation, vous avez envie de remettre tout ça à neuf, mais bien sûr, très vite, se pose la question du budget. « Combien ça va me coûter ? »

La refonte d’un site web ne se joue pas en 3 clics, en supprimant une page pour la remplacer ou en effaçant tout le contenu pour le réécrire. On risquerait de perdre en chemin des positions Google acquises depuis des années ou des pages qui généraient des appels sans qu’on s’en aperçoive. On risque également de créer des liens cassés qui renvoient vers des pages d’erreur, et bien d’autres problèmes techniques invisibles au premier coup d’œil.

C’est exactement à ça que sert un cahier des charges : ce n’est pas une formalité administrative pour faire plaisir à un prestataire, c’est ce qui protège votre budget, fixe des délais réalistes, et surtout préserve le référencement que vous avez mis des années à construire. Rédigé avant même de contacter qui que ce soit, il garantit de garder la main sur votre projet.

On va voir ensemble comment le rédiger, combien coûte une refonte selon votre projet, et à qui vous pouvez le confier (ou pas) sans mettre en danger tout ce que vous avez déjà construit.

Rédiger son cahier des charges soi-même, étape par étape

Pas besoin d’être développeur, ni même à l’aise avec le web, pour poser les bases d’un cahier des charges solide.

Le modèle simplifié en 6 blocs (30 à 45 minutes, pas plus)

Voici les 6 blocs à remplir, dans l’ordre, avec ce que vous savez déjà mieux que quiconque :

  • 1 – L’objectif du site : générer plus d’appels, rassurer avant un premier contact, vendre en ligne ?
  • 2 – Vitrine ou boutique en ligne ? La question à trancher en premier, car elle change tout : la structure du site, le budget et le temps de mise en œuvre. Un site e-commerce, même petit, n’a rien à voir avec un site vitrine.
  • 3 – Votre activité et les fonctionnalités nécessaires : votre zone d’intervention, mais aussi les besoins spécifiques : chat en ligne, robot de dialogue, prise de rendez-vous, espace client, forum…
  • 4 – L’état des lieux : ce qui ne fonctionne pas aujourd’hui, les contenus existants (textes, photos, avis clients), et votre charte graphique et éditoriale si elle existe déjà (logo, couleurs, ton). Si elle est à refaire, mieux vaut le savoir dès maintenant : ça compte dans le budget.
  • 5 – Vos contraintes de délai et de budget : même une fourchette large suffit pour démarrer.
  • 6 – Qui décide, et qui seront les interlocuteurs ? Vous seul, ou quelqu’un d’autre valide aussi le projet ?

Quarante-cinq minutes suffisent pour remplir ces 6 blocs avec vos propres mots.
Un prestataire sérieux pourra structurer le projet et s’adapter au budget pour obtenir le résultat attendu : faire venir plus de clients grâce à votre site, pas seulement avoir un site qui fait joli.

Les 2 points à ne surtout pas rédiger seul

une dirigente de TPE établit son cahier des charges pour la refonte de son site web

Il y a deux points, en revanche, qu’il vaut mieux ne pas remplir seul : la partie technique du référencement, et le plan de redirections. Une erreur à cette étape peut faire disparaître des mois de positionnement sur les moteurs de recherche en quelques jours.

Deux autres oublis qui peuvent faire dépasser votre budget si vous n’y avez pas pensé : la maintenance du site une fois en ligne (on peut demander une formation pour effectuer soi-même les mises à jour et sauvegardes), et ne rien prévoir sur la propriété du site une fois le contrat terminé. Deux lignes dans votre cahier des charges pour expliquer vos attentes suffisent à s’en prémunir.

Combien coûte une refonte de site pour une TPE ou une PME ?

Difficile de s’y retrouver aujourd’hui devant tous les prestataires aux prix très différents. Voici, à titre indicatif, les principales fourchettes du marché :

Type de projetFourchette indicative
Site « carte de visite » (une page)500 € à 2 000 €
Site vitrine avec fonctionnalités (catalogue, blog, prise de rendez-vous…)900 € à 5 000 €
Site e-commerce3 000 € à 10 000 €
Plateforme en ligne (réservation avancée, espace client complexe…)5 000 € à 10 000 €

Source : France Num, « Combien payer pour un site web ou un site e-commerce ? », mis à jour le 20 juin 2025

Ces montants varient selon que le contenu (textes, photos) est déjà prêt ou reste à produire, et selon le niveau d’accompagnement en référencement inclus. Un prix nettement en dessous de ces fourchettes cache presque toujours quelque chose : pas de suivi SEO, pas de formation à l’autonomie, ou un site construit sur un modèle générique, non pensé pour votre activité.

Ce que vous devez regarder dans votre devis

Avant de signer, vérifiez que le devis prévoit bien :

  • La migration du référencement (reprise des contenus qui fonctionnent déjà)
  • Le plan de redirections (pour ne perdre aucune position)
  • Une formation pour rester autonome sur les mises à jour simples
  • Un minimum de maintenance après la mise en ligne

Un site « pas cher » qu’il faut refaire entièrement deux ans plus tard, sans continuité sur le référencement, coûte souvent plus cher au final qu’un projet bien cadré dès le départ. C’est tout l’enjeu d’un accompagnement pensé pour durer au-delà de la mise en ligne.

Qui contacter pour sa refonte : agence, freelance, ou le faire seul ?

Trois options s’offrent à vous, et aucune n’est mauvaise en soi, faisons le point.

DIY, freelance ou agence : le comparatif rapide

Refaire seul avec un outil tout fait (type Wix ou Lovable) peut suffire si votre site sert uniquement de carte de visite passive, sans ambition de faire sonner le téléphone. Mais, dès que l’objectif devient de générer des appels et des devis, les limites techniques de ces outils se paient en visibilité perdue. Il faut également prendre en compte le temps passé à prendre en main les outils et à les maîtriser. Le temps passé peut aller jusqu’à un mois et c’est autant de temps que vous ne passez pas à prospecter et être productif.

Vous pouvez également faire appel à un freelance ou une agence, les différences portent surtout sur les process et le suivi :

FreelanceAgence
InterlocuteurUne seule personne, du premier échange à la mise en lignePlusieurs profils : chef de projet, designer, développeur
Ressources disponiblesSouvent plus abordable, moins de moyens en interneDesign, rédaction et technique réunis sous un même toit
Ce que ça change pour votre cahier des chargesPeut rester simple : l’échange direct comble les zones grisesDoit être plus précis, pour éviter un site standardisé, pensé pour n’importe quel client plutôt que pour votre activité

Dans les deux cas, un critère compte plus que tous les autres : un professionnel qui connaît votre secteur pèse plus lourd qu’un joli book de références, tout comme la rédaction de contenus pensés pour convertir fait souvent la différence entre un site qui plaît et un site qui travaille pour vous.

Dans les trois cas (DIY compris), le risque numéro un reste le même : perdre le référencement construit depuis des années en changeant de site sans plan de redirections ni suivi. Ce n’est pas qu’une question technique, mais des appels et des devis qui n’arrivent plus, le temps que tout se reconstruise.

5 questions à poser avant de signer un devis

  1. Comment gérez-vous les redirections de mes anciennes pages ?
  2. Qui reste propriétaire du site une fois le projet terminé ?
  3. Comment allez-vous mesurer le résultat (nombre d’appels et de demandes de devis) ?
  4. Que se passe-t-il si mes positions Google baissent après la mise en ligne ?
  5.  Le référencement est-il suivi dans la durée ?

Une dernière chose à garder en tête : votre futur site doit être visible non seulement sur les moteurs de recherche (Google, Bing, Qwant…) mais aussi quand on pose la question à ChatGPT ou à une autre intelligence artificielle, c’est déjà une réalité pour de plus en plus de recherches de prestataires.

Si vous voulez qu’on regarde ensemble ce que ça donnerait pour votre projet, et ce que ça vous coûterait, un message suffit pour commencer.

FAQ : le cahier des charges de refonte d’un site web

Combien coûte la rédaction d’un cahier des charges de refonte ?

La rédaction elle-même ne coûte rien si vous la faites vous-même à partir d’un modèle simple : comptez environ 45 minutes. Si vous préférez être accompagné pour le cadrer, ce temps est généralement inclus dans un premier échange avec le prestataire.

Qui doit rédiger le cahier des charges : moi ou mon prestataire ?

Les grandes lignes : objectifs, activité, contraintes, doivent venir de vous : personne ne connaît mieux votre métier. Le prestataire complète ensuite la partie technique (référencement, redirections, choix du CMS) que vous n’avez pas à maîtriser vous-même.

Peut-on refaire son site sans perdre son référencement actuel ?

Oui, à condition de prévoir un plan de redirections et de conserver le contenu qui fonctionne déjà. C’est justement le rôle du cahier des charges que d’anticiper ce point avant le début des travaux, pas après avoir constaté la baisse de trafic.

Existe-t-il un modèle gratuit de cahier des charges pour une TPE ?

Oui, le modèle en 6 blocs présenté plus haut suffit pour la majorité des projets de TPE et de PME. Il n’a pas besoin d’être plus complexe pour être efficace : l’essentiel est d’y consacrer le temps nécessaire pour être précis.

Combien de temps faut-il pour rédiger un cahier des charges de refonte ?

Comptez environ 45 minutes pour les grandes lignes avec le modèle en 6 blocs. Un cahier des charges plus détaillé, avec l’appui d’un professionnel, prend rarement plus d’une à deux heures d’échange pour un site de TPE.

Glossaire : le vocabulaire du cahier des charges pour la refonte d’un site web

Cahier des charges pour refonte site web : document qui décrit vos objectifs, votre activité et vos contraintes avant de lancer un projet de site.

Arborescence : organisation des pages de votre site les unes par rapport aux autres.

CMS : outil qui permet de gérer le contenu de votre site (WordPress, par exemple).

Redirection 301 : signal qui indique à Google qu’une page a changé d’adresse, sans perdre son référencement.

Charte graphique : ensemble des règles visuelles (logo, couleurs, typographies) qui donnent son identité et sa personnalité à votre site.

Migration SEO : transfert du référencement existant vers le nouveau site, sans perte de position.

Maillage interne : liens entre les pages de votre propre site, qui aident Google à comprendre son contenu.

Responsive : site qui s’affiche correctement, quel que soit l’écran : mobile, tablette ou ordinateur.

UX : expérience vécue par un visiteur sur votre site, de son arrivée jusqu’au clic sur « appeler » ou « contacter ».

Pour toute demande, vous pouvez m’envoyer un message sur le formulaire de contact.

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